C’est par un convoyage typique Méditerranéen entre Toulon et Marseille que le week-end a commencé. En effet, après un départ au près par un vent d’ouest soufflant à plus de 25 nœuds, nous avons fini par arriver au moteur dans la pétole à 03h30 samedi matin…

L’objectif était de rejoindre mon ami Melchior Treillet et son Nacira « Boulègue » pour un entraînement mutuel au large de Marseille.

Malgré les 25 nœuds annoncés par les fichiers météo, nous avons décidé de nous lancer pour un cour parcours de 25 milles nautiques, histoire de rentrer au port avant le gros de la tempête prévue en fin de journée.

Les dernières paroles de Melchior avant de quitter le ponton ont été « je vais quand même ariser mon génois et préparer mon toumentin », chose que je n’ai pas cru bon d’imiter…

La première partie du parcours au prés dans 20 à 25 nœuds autour des îles du Frioul était plutôt sympathique, malgré une mer assez formée.

S’en est suivi une rapide descente sous code 5 en direction de l’île de Riou. Mais la houle Méditerranéenne, très courte, rapidement soulevée par le coup de Mistral naissant aura eu raison de la fougue de Quasar. Un « arrêt buffet » après un surf à plus de 16 nœuds nous a valu un vrac mémorable qui a bien endommagé mon code 5.

La fin de la descente sous génois seul et deux ris GV était plus cool mais sitôt l’île de Riou atteinte le vent forci pour dépasser les 35 nœuds. Face à cette situation, une configuration de trois ris dans la grand-voile et un génois arisé devenait indispensable.

Un peu plus au large, Melchior, subissant des vents rafaleux de 50 nœuds, avait déjà décidé de s’abriter en glissant vers la ciotat, s’évitant une remontée plus que périlleuse pour rejoindre le vieux port.

N’ayant pas conscience de son choix (j’avoue que cette idée m’avait quand même traversé la tête), je poursuivais notre parcours.  Le slalom entre les îles s’avérera chaotique.

Nous voilà donc engagé dans une mer déchaînée face à des vents de plus de 40 nœuds. Courants, rouleaux et déferlantes sont vraiment impressionnants dans cet zone rocheuse que j’éviterai dorénavant par ces conditions.

Malgré de grosses frayeurs, Quasar s’est montré plutôt vaillant et rassurant. Impressionné par sa capacité à remonter à moins de 50 degrés du vent à bonne vitesse, j’ai finalement rejoins le vieux port épuisé mais content.

Je suis conscient que nous serons amenés à rencontrer de pires conditions mais ce fut une sortie très instructive et un baptême pour Quasar qui n’avait jamais bravé un si gros temps.

La prochaine fois il sera peut-être être plus sage d’envoyer le tourmentin….!

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